Lecture : autour de l’engagement

Mis en ligne samedi 21/03 sur la plateforme Cairn.info, le dernier numéro de la revue Humanismes : « L’autre sexe fort » (2025/1 n° 346)

Au sommaire, entre autres, un article de Christophe Bourseiller intitulé « La société des engagés »

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Quelques éléments de lecture :

étymologie :  « le verbe « engager » dérive du latin invadiare, qui signifie mettre en gage. […] au fil d’un lent processus, le XXe siècle a vu apparaître un adjectif spécifique : « engagé ». Une personne engagée, c’est quelqu’un qui, depuis le XXe siècle, ne reste pas sur le bas-côté.  n a vu apparaître au XXe siècle un cinéma, un théâtre, un art engagé. Dans ce cas précis, « engagé » était un synonyme de « politisé ». En d’autres termes, on considérait par exemple le théâtre comme un art fondamentalement politique, qui devait porter un regard sur la Polis, la cité en grec.  »

« Engagé est le maître mot de l’époque. Celui ou celle qui n’est pas engagé n’a pas droit à la parole. […] Être engagé, c’est [aussi] devenu le refrain qui fait vendre. Si un produit, une marque n’est pas engagée, le chiffre d’affaires s’en ressent. »

« L’engagement est devenu une posture, un style, une attitude. »

ère de la « simplification » : « la démagogie des slogans réducteurs ». « Ce qui compte, ce sont les slogans qui soudent et qui tiennent chaud. » « A quoi pourrait donc ressembler un engagement adulte, propre au XXIe siècle ? Cet engagement devrait s’appuyer sur une enquête préalable et approfondie. Il devrait constituer un dépassement rationnel de l’émotion. Et l’engagement devrait être guidé par le souci de préserver la nuance. « 

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